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|   Résumé  |   PDF (1.059 MB)  |   Références  |

Journal de la Société de Biologie, 202 (1), 33-41 (2008)
DOI: 10.1051/jbio:2008005

Cellules souches épidermiques et thérapie génique cutanée ex vivo : application au xeroderma pigmentosum

Emilie Warrick1, 2, Valérie Bergoglio1, Françoise Bernerd2 et Thierry Magnaldo1

1  Génétique et physiopathologie des cancers épidermiques. Génomes et cancers, CNRS FRE 2939, Institut Gustave Roussy, 39, rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif, France
2  L'OREAL, Sciences du vivant, Recherche avancée, Centre C. Zviak, 90, Rue du Général Roguet, 92583 Clichy, France

(Reçu le 30 Novembre 2007 / Publié en ligne 8 mai 2008)

Résumé
La plupart des pathologies génétiques récessives à expression cutanée, les génodermatoses, restent, à ce jour, sans traitement. Le transfert, dans les cellules en culture du patient, de l'allèle sain du gène dont l'altération est responsable de la maladie puis la réimplantation chez le patient des cellules génétiquement corrigées pourraient constituer un traitement alternatif. La pérennité de la correction génétique des greffons chez le patient s'appuie nécessairement sur la correction des cellules souches épidermiques. Ainsi, la première greffe de cellules souches génétiquement corrigées ex vivo a été rapportée très récemment chez un patient atteint d'épidermolyse bulleuse jonctionnelle. En complément de ce succès, nous décrivons ici une nouvelle méthode de sélection non invasive et non immunogène des cellules souches épidermiques génétiquement manipulées. Cette stratégie pourrait être applicable à la thérapie génique cutanée ex vivo des génodermatoses associées à une prédisposition au cancer, comme notamment le xeroderma pigmentosum.

Abstract - Epidermal stem cells and ex vivo cutaneous gene therapy: application to xeroderma pigmentosum
Ex vivo cutaneous gene therapy is an alternative treatment for recessively inherited diseases with cutaneous traits. It relies on the transfer in cultured epidermal keratinocytes of the wild-type allele of the gene whose mutation is responsible for the disease. As for severely burnt patients, epithelial sheets developped from genetically corrected cells may then be grafted back to the patients. Long term correction and graft take depend on the genetic correction of stem cells. Success of such an approach has recently been reported in the case of one patient suffering from a severe case of junctional epidermolysis bullosae. Here we report a method for safely selecting keratinocytes populations after genetic manipulation. The method is non invasive and non immunogenic and allows high enrichment of genetically manipulated stem keratinocytes. This could perhaps contribute to ex vivo gene therapy approaches of cancer prone genodermatoses such as xeroderma pigmentosum.


Mots clés : peau -- cellules souche -- thérapie génique -- xeroderma pigmentosum

Correspondence: Thierry Magnaldo magnaldo@igr.fr


© Société de Biologie 2008