| Issue |
J. Soc. Biol.
Volume 196, Number 1, 2002
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| Page(s) | 7 - 11 | |
| Section | Les Cytokines : de la Clinique à la Biologie ? | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/jbio/2002196010007 | |
| Published online | 4 avril 2017 | |
Chimiokines et immunomodulation : applications à l’infection VIH
Chemokines and immunomodulation: applications to HIV infection
Laboratoire d’Immunologie Cellulaire et Tissulaire ‒ INSERM U543 Pitié-Salpêtrière, 83, bd de l’Hôpital. 75013 Paris, France.
Résumé
Le contrôle génétique de l’infection VIH par l’hôte fait intervenir un certain nombre de gènes qui codent pour des chimiokines/chimiokines récepteurs, cytokines, complexe majeur d’histocompatibilité. Parmi ceux-ci, le CCR5, CCR2, SDF1 puis récemment le CX3CR1 ont fait l’objet d’un certain nombre de travaux dont les nôtres, suscités par le rôle qu’ils jouent dans la liaison du virus à la membrane des cibles CD4 (co-récepteurs), et donc la susceptibilité à l’infection virale. Outre cette fonction, il a également été montré que le polymorphisme de ces gènes influence l’évolutivité de l’infection soit par un effet protecteur ou délétère. Les résultats obtenus par notre laboratoire sur leur implication au cours de la pathologie VIH seront rapportés. Par ailleurs, et dans le but de mieux comprendre leur rôle, nous avons recherché si ces chimiokines, outre l’effet d’attraction, pouvaient avoir un effet immunomodulateur, notamment sur l’immunité cellulaire. C’est ainsi qu’à travers deux exemples, nous avons pu montrer que des chimiokines modulent la fonction cytotoxique (Rantes/CCR3), ou la sécrétion de gamma-interférons par les cellules CD8 (fractalkine/CX3CR1).
Plus globalement, ces résultats montrent que le polymorphisme des chiomiokines/chimiokines récepteurs représente des facteurs importants en épidémiologie mais aussi contribue à évaluer le pronostic de l’évolution de la pathologie VIH, à travers une meilleure compréhension de sa physiopathologie.
Abstract
The genetic control of HIV infection by the host involves a certain number of genes, among which those which code for chemokines/chemokines receptors, cytokines, MHC. Genes such as CCR5, CCR2, SDF1, and more recently CX3CR1 received great attention from several laboratories including ours, since they play a role as HIV coreceptor and, as such, on the infectivity of the host. In addition, it was shown that the polymorphism of these genes influences the evolution of infection, whether they have a protective or deleterious effect. Results obtained by our laboratory on the genetic polymorphism and its implication in HIV infection will be reported herein. Furthemore, to better understand their role, we looked for the capacities that the chemokines may have to play an immunomodulatory function, independantly of their chemoattractive effect. In two exemples, we showed that chemokines influence notably the cellular immune functions, such as CD8 cytotoxicity (Rantes/CCR3) and gamma interferon production (fractalkine/CX3CR1). Globally, the results indicate that chemokines/chemokines receptors polymorphism represent important epidemiological factors, but also contributes to evaluate the prognosis of HIV infection, through a better understanding of the disease physiopathology.
© Société de Biologie, Paris, 2002
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