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J. Soc. Biol.
Volume 194, Number 1, 2000
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| Page(s) | 43 - 49 | |
| Section | Bases moléculaires de la notion de terrain | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/jbio/2000194010043 | |
| Published online | 4 avril 2017 | |
Apport de la génétique dans le concept de terrain à risque pour l’alcoolo-dépendance
Influence of genetic factors in the concept of alcohol-dependence vulnerability
Hôpital Louis Mourier (AP-HP), Service de Psychiatrie, 178, rue des Renouillers, 92700 Colombes. CNRS UMR, 7593-Paris VII, Personnalité et conduites adaptatives, CHU Pitié-Salpétrière, 75013 Paris. Tél. : (33) 1 47 60 64 09 - Fax : (33) 1 47 60 67 40 — e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Résumé
Les variations du risque individuel pour l'alcoolodépendance sont multifactorielles, complexes et pour la plupart, mal connues. Néanmoins, les facteurs génétiques ont un rôle important dans cette vulnérabilité individuelle, le poids des facteurs génétiques additifs étant estimé entre 30 % et 50 % de ce qui explique l’alcoolo-dépendance. Les études de concentration familiale soulignent la difficulté de la délimitation phénotypique de l’alcoolo-dépendance, puisque certains sous-groupes d’alcoolisme ont un déterminisme beaucoup plus dépendant des facteurs génétiques que d’autres (formes précoces, sévères, avec conduites sociopathiques...). Compliquant encore les choses, plusieurs études d’agrégation familiale ont souligné que les facteurs génétiques en cause étaient assez peu dépendants de la substance consommée, la vulnérabilité étant essentiellement axée sur le concept d’ « addiction ». La substance consommée serait alors de déterminisme plus familial et/ou environnemental. La mise en évidence de gènes de vulnérabilité a surtout servi à mieux délimiter le phénotype « alcoolodépendance » qu’à proposer de nouveaux traitements. Trois exemples sont ici détaillés. Tout d’abord le rôle du gène codant pour le deuxième récepteur dopaminergique qui semble impliqué dans la dépendance sévère et comorbide. Ensuite le rôle du gène codant pour le transporteur de la sérotonine qui accroît le risque suicidaire chez les sujets alcoolo-dépendants. Enfin la participation de polymorphismes génétiques du transporteur de la dopamine expliquant 20 % de la variance de la qualité du sevrage alcoolique (épilepsie, delirium tremens versus pas de symptôme).
Abstract
The factors involved in the variability of one’s own risk for alcohol dependence is multifactorial and mostly unknown. Nevertheless, genetic factors are clearly involved in the risk for the disorder, the impact of addictive genetic factors being evaluated between 30 % and 50 %. Aggregation studies underline the difficulties of delimiting the boundaries of the phenotype, as some subgroups of alcohol-dependent patients have genetic factors with an increased weight (severe and young-onset disorder, presence of antisocial behavior...). Furthermore, familial studies also showed that the genetic of "addiction" may be more relevant than studying the genetic of one specific dependence. The use of one substance lately abused being probably more dependent of familial and/or environmental features. The discover of susceptibility genes had a greater impact on defining the phenotype than proposing new treatments. Three examples are given in this review. Firstly, le gene coding for the second dopamine receptor may be more specifically involved in severe and comorbide alcohol-dependence. Secondly, the gene coding for the serotonine transporter may increase the suicidal risk in alcohol- dependent patients. Thirdly, the quality of the withdrawall process is partly explained by the existence of a specific genotype of the dopamine transport gene.
© Société de Biologie, Paris, 2000
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