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Issue
Biologie Aujourd’hui
Volume 217, Number 3-4, 2023
Page(s) 157 - 160
DOI https://doi.org/10.1051/jbio/2023029
Published online 29 novembre 2023

© Société de Biologie, 2023

Introduction

En France, une personne sur dix déclare avoir fait une tentative de suicide dans sa vie. Parmi ces personnes, on sait que près de la moitié d’entre elles récidiveront. En outre, 5 % des Français de 15 à 75 ans rapportent avoir eu des idées suicidaires sur les 12 derniers mois. Les conduites suicidaires demeurent donc un problème de santé publique majeur du fait de leur prévalence alarmante. Toutefois, il est crucial de ne pas confondre les conduites suicidaires et la dépression, bien qu’elles soient souvent étroitement associées. En effet, de nombreuses études suggèrent que les conduites suicidaires constituent une entité clinique à part entière, avec une physiopathologie spécifique (Oquendo & Baca-Garcia, 2014).

La dépression suicidaire

Une entité particulière

D’un point de vue clinique, la dépression avec idées suicidaires (ou dépression suicidaire) a une expression et une évolution particulières. Les patients présentant une dépression suicidaire ont une symptomatologie dépressive plus sévère que les patients ne présentant pas d’idées suicidaires. La dépression suicidaire est aussi associée à un trouble de l’humeur plus sévère (durée de l’épisode dépressif plus longue, plus grand nombre d’épisodes passés, âge de début plus précoce), à plus d’antécédents de tentative de suicide, plus de troubles du sommeil, d’anxiété, d’impulsivité et de désespoir (Nobile et al., 2021).

Enfin les patients déprimés présentant des idées suicidaires ont deux fois plus de risque de réaliser une tentative de suicide dans l’année que les patients sans idées suicidaires ; cela indépendamment de l’âge, du sexe, de l’histoire passée de tentatives de suicide et de la sévérité de la dépression (Nobile et al., 2022). Les idées de suicide constituent donc un facteur de risque significatif de tentative de suicide, qui, à son tour, est prédictive du décès par suicide (Franklin et al., 2017).

Ce constat souligne la nécessité d’identifier et de prendre en charge spécifiquement les patients souffrant de dépression suicidaire.

L’impact des antidépresseurs

Malheureusement les patients souffrant d’une dépression suicidaire sont ceux qui répondent le moins bien aux antidépresseurs conventionnels. Après 6 semaines de traitement antidépresseur, le taux de rémission dépressive est plus faible chez les patients suicidaires que chez les patients sans idées suicidaires. Aussi, malgré une rémission de la symptomatologie dépressive, il persiste des idées de suicide chez environ 10 % des patients après 6 semaines de traitement (Nobile et al., 2021). Les traitements antidépresseurs que nous utilisons actuellement ne semblent pas adéquats en cas de dépression suicidaire. À ce jour, seuls les sels de lithium ont spécifiquement démontré un effet préventif sur les conduites suicidaires dans les troubles de l’humeur (Smith & Cipriani, 2017), mais uniquement sur le long terme (i.e. durée de traitement supérieure à 18 mois : Angst et al., 2005). Ceci souligne l’urgence de développer des stratégies thérapeutiques ciblées pour prévenir les conduites suicidaires.

Les cibles de la kétamine

Efficacité sur les idées suicidaires

Des avancées prometteuses sont observées dans l’utilisation de la kétamine, qui a montré une efficacité significative et rapide pour réduire l’intensité des idées suicidaires chez les patients déprimés. Ainsi, une première méta-analyse (Wilkinson et al., 2018) a abouti à la conclusion qu’une perfusion unique intraveineuse de kétamine à dose infra anesthésique (0,5 mg/kg) permet de réduire significativement (vs. placebo), rapidement (dès 24 h) et durablement (jusqu’à 7 jours) l’intensité des idées de suicide chez des patients déprimés. Cet effet serait partiellement indépendant de l’effet antidépresseur de la molécule (Wilkinson et al., 2018). Plus récemment, une deuxième méta-analyse des effets non seulement de la kétamine mais aussi de son énantiomère, l’eskétamine, a confirmé l’efficacité de ces molécules pour réduire les idées suicidaires dans les 72 premières heures (mais pas au-delà) après leur administration (Witt et al., 2020).

Réduction de l’anhédonie

L’anhédonie est définie par la réduction de la motivation et/ou du plaisir en lien avec l’expérience. L’anhédonie est associée aux idées suicidaires indépendamment du niveau de dépression de manière transversale et prospective (Ducasse et al., 2018). Or il a été démontré que l’administration de kétamine permettait de réduire à la fois l’anhédonie et les idées suicidaires dès le lendemain du traitement. L’amélioration de l’anhédonie rendrait compte d’une augmentation (+13 %) de la variance de la réduction des idées suicidaires, au-delà de l’effet antidépresseur (Ballard et al., 2017). Chez des patients déprimés, il a été montré que la réduction de l’anhédonie observée 2 h après l’administration de kétamine était associée à une modification du métabolisme glucidique (visualisé par la mesure de la capture de 18F-fluoro-désoxy-glucose par tomographie d’émission de positons) dans le cortex cingulaire antérieur (Lally et al., 2014), une région impliquée dans les conduites suicidaires (Schmaal et al., 2020).

Stimulation de la neuroplasticité

Bien que la kétamine ait de multiples cibles biologiques, les théories prédominantes concernant son mécanisme d’action moléculaire découlent de sa capacité à bloquer avec une haute affinité les récepteurs N-méthyl-D-aspartate (NMDAR) du glutamate, un effet qui entraîne l’activation des voies de signalisation BDNF et mTOR et la stimulation de la neuroplasticité en aval. Le BDNF est un facteur neurotrophique majeur du cerveau et la voie mTOR régule la synthèse des protéines synaptiques. Son augmentation rapide dans le cortex préfrontal médian observée à la suite de l’administration de kétamine stimule localement la plasticité structurale (Duman et al., 2019). Les études post-mortem chez des personnes décédées par suicide (vs. témoins) ont montré une moindre expression du BDNF au niveau préfrontal ainsi qu’une diminution locale de l’expression et de la fonctionnalité de son récepteur TrkB (Dwivedi, 2012).

Le gène codant le BDNF est porteur d’un polymorphisme fonctionnel, Val66Met, qui s’est révélé être associé à la fois aux conduites suicidaires et à une réduction des taux cérébraux de ce facteur neurotrophique (Hong et al., 2011). De plus, il a été rapporté que la réduction des idées de suicide dans les 24 h suivant l’administration de kétamine est corrélée à la modification du taux plasmatique de BDNF (Grunebaum et al., 2017) et modulée par ce polymorphisme fonctionnel Val66Met (Chen et al., 2019).

Enfin, la neuroplasticité stimulée par la kétamine conduirait à une augmentation de la synaptogenèse (Duman et al., 2019). Des études précliniques et cliniques montrent que la kétamine induit des modifications fonctionnelles et de connectivité au niveau préfrontal et cingulaire antérieur, deux régions fortement impliquées dans les conduites suicidaires (Schmaal et al., 2020). Par conséquent, l’action anti-suicidaire de la kétamine pourrait également être liée à sa capacité à rétablir rapidement la connectivité cérébrale altérée au niveau de ces deux régions qui font partie du « réseau par défaut » (ou Default Mode Network, DMN). De fait, Evans et al. (2018) ont montré que la connectivité de ce réseau, analysée en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), était transitoirement normalisée par la kétamine chez les patients déprimés, et donc potentiellement capable d’atténuer l’augmentation pathologique de leur focalisation sur soi.

Réduction de l’inflammation

Il est actuellement admis que les conduites suicidaires sont associées à une inflammation de bas grade. Les études post-mortem sont en faveur d’une neuro-inflammation, révélée par la présence d’une activation microgliale au niveau cérébral, chez les sujets décédés par suicide. Les patients ayant réalisé une tentative de suicide ont une élévation de cytokines pro-inflammatoires (notamment IL6 et TNF alpha) tant au niveau sanguin que céphalorachidien indépendamment de la dépression (Ducasse et al., 2015). L’élévation chronique des cytokines pro-inflammatoires stimule l’expression de l’indoleamine 2,3-dioxygénase, qui métabolise le tryptophane via la voie de la kynurénine au détriment de la synthèse de la sérotonine (Saito et al., 1993). Les cellules immunitaires activées transforment alors la kynurénine en acide quinolinique. De manière convergente, les conduites suicidaires sont associées à une élévation de l’acide quinolinique et une réduction de l’acide kynurénique (Bryleva & Brundin, 2017). Or la réponse antidépressive à la kétamine est associée à une augmentation du taux sérique d’acide kynurénique dès 24 h et au moins jusqu’au 13e jour d’un traitement répété avec cette molécule. Les facteurs prédictifs de réduction des idées suicidaires par la kétamine sont l’intensité initiale des idées de suicide et de la dépression ainsi que le taux sanguin initial d’acide kynurénique (Zhou et al., 2018, 2020).

Implication de la voie opioïdergique

Des études post-mortem ont indiqué des modifications du système opioïdergique en lien avec les conduites suicidaires, notamment une réduction de la densité du récepteur mu opioïdergique dans le cortex préfrontal. Le gène codant ce récepteur est porteur d’un polymorphisme A118G impliqué dans l’émergence des idées de suicide sous antidépresseurs (Nobile et al., 2019). En outre, une réduction des taux sanguins de bêta-endorphine et une plus grande consommation d’antalgiques opiacés chez les suicidants indiquent un probable dysfonctionnement du système opioïdergique en lien avec les conduites suicidaires (Nobile et al., 2020). Une action de la kétamine sur ce système est attestée par le fait que l’administration préalable d’un antagoniste des récepteurs mu, la naltrexone, annihile son effet antidépresseur et sa capacité à réduire les idées de suicide chez des patients souffrant de dépression suicidaire (Williams et al., 2019)`

Conclusion

L’ensemble des études rapportées dans cette brève revue montre que la kétamine présente un potentiel prometteur dans l’atténuation des idées suicidaires – ses effets sont spécifiques, rapides, bien que transitoires. Plusieurs mécanismes semblent impliqués dans son efficacité à réduire le risque suicidaire, notamment l’atténuation de l’anhédonie, la stimulation des voies de neuroplasticité, la réduction de l’inflammation, et l’engagement du système opioïde. Néanmoins, il reste à démontrer que l’administration de kétamine permet de prévenir la survenue des gestes suicidaires.

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Citation de l’article : Olié, E., Lengvenyte, A., et Courtet, P. (2023). Comment la kétamine peut-elle aider à mieux prendre en charge le risque suicidaire ? Biologie Aujourd’hui, 217, 157-160

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